Collection: Dark Arts Coffee 🇬🇧

Dark Arts est née en 2014 sous une arche ferroviaire de Homerton, dans l'est de Londres, quand Brad Morrison, barista néo-zélandais lassé du café qu'on lui faisait servir, a convaincu Colin Mitchell, croisé à un festival de motos, de financer une torréfaction. Crânes, choppers et heavy metal habillent les paquets, mais derrière la façade, Jamie Strachan et son équipe vont chercher des origines émergentes, du Timor oriental au Guerrero mexicain, et torréfient clair. Sprudge compte la maison parmi ses torréfacteurs notables.

Dark Arts Coffee

6 produits

  • Eternal Light, Colombie - espresso & filtre
    espresso & filtre
    Dark Arts Coffee 🇬🇧

    Eternal Light

    🍊 Orange sanguine🍑 Abricot🍵 Earl Grey
    Origine Colombie 🇨🇴
    Procédé Lavé
    €14,80
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  • Dragon, Brésil - espresso (250g)
    espresso
    Dark Arts Coffee 🇬🇧

    Dragon

    🌰 Amande grillée🍇 Raisin sec🍮 Caramel
    Origine Brésil 🇧🇷
    Procédé Naturel
    €12,50
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  • Ascend, Colombie - espresso & filtre
    espresso & filtre
    Dark Arts Coffee 🇬🇧

    Ascend

    🍑 Pêche🌸 Sureau🍇 Raisin muscat
    Origine Colombie 🇨🇴
    Procédé Naturel anaérobie
    €32,70
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  • Blue Mushroom, Éthiopie - espresso & filtre
    espresso & filtre
    Dark Arts Coffee 🇬🇧

    Blue Mushroom

    🍑 Abricot sec🫐 Mûre🌸 Jasmin
    Origine Éthiopie 🇪🇹
    Procédé Lavé
    €22,60
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  • Converge, Kenya - espresso & filtre
    espresso & filtre
    Dark Arts Coffee 🇬🇧

    Converge

    🍓 Framboise🫐 CassisHoublon
    Origine Kenya 🇰🇪
    Procédé Lavé
    €18,20
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  • Rocket Summer, Kenya - espresso & filtre
    espresso & filtre
    Dark Arts Coffee 🇬🇧

    Rocket Summer

    🫐 Cassis🍮 Sucre demerara🍵 Thé noir
    Origine Kenya 🇰🇪
    Procédé Lavé
    €15,40
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Dark Arts Coffee se présente volontiers comme le torréfacteur le plus metal de Grande-Bretagne, et la formule n'est pas usurpée. Crânes, choppers, occultisme de série B et heavy metal couvrent les paquets, les murs et les réseaux de cette maison de l'est de Londres depuis 2014. Derrière la façade, Dark Arts torréfie clair, va chercher des origines que peu de maisons britanniques travaillent et a vu ses ventes en ligne exploser pendant les confinements, au point que Sprudge la range aujourd'hui parmi ses torréfacteurs notables.

Tout part d'un barista mécontent. Brad Morrison, Néo-Zélandais installé à Hackney, sert au comptoir un café qu'il trouve médiocre et finit par le dire à son patron, en ajoutant qu'il ferait mieux lui-même. Le patron le prend au mot, s'il monte une torréfaction, le café changera de fournisseur. Le financement viendra de Colin Mitchell, croisé en 2013 à un festival de motos, et Brad résume l'affaire avec son humour habituel, « un barista sans aucune expérience de la torréfaction a convaincu quelqu'un qui en avait encore moins de lui donner de l'argent ».

Homerton, 2014 : une arche et un café nommé I Will Kill Again

Dark Arts Coffee Limited est immatriculée en mai 2014 et s'installe sous une arche ferroviaire de Homerton, une zone industrielle alors si peu recherchée que le loyer restait abordable. Quand Brad envoie l'adresse à sa mère restée en Nouvelle-Zélande, la première chose qu'elle trouve en ligne est une agression survenue la semaine même devant l'arche. L'espace de production tient dans quelques mètres carrés autour d'un Diedrich IR-12, et le week-end l'arche se transforme en café, baptisé I Will Kill Again, avec un menu largement végétarien, le pain de Dusty Knuckle à Dalston et les œufs biodynamiques de Brockman Farms dans le Kent. En 2015, Jamie Strachan rejoint l'équipe comme directeur du café, en se présentant lui-même comme le plus gros fan de heavy metal de la maison.

Le décor, lui, mélange Americana, pièces de moto et affiches de films d'horreur rétro. Cette esthétique n'a rien d'un habillage ajouté après coup. Brad l'explique simplement, s'ils avaient essayé de ressembler à ce qu'un torréfacteur de spécialité est censé être, propre et minimaliste, ils se seraient sentis « un peu frauduleux ». Les cafés portent des noms de morceaux de doom, Stone Heart, Cult of Doom, Holy Mountain, Mother Tongue, et le déca s'appelle Life After Death. À l'intérieur, pourtant, les profils sont fruités, sucrés, torréfiés clair à moyen, à l'opposé du café noir et brûlé que l'imagerie pourrait laisser croire.

Rosina Street, confinements et « nihilisme joyeux »

En 2020, la torréfaction déménage à quelques rues de là, sur Rosina Street, toujours à Homerton, dans un bâtiment qui regroupe la production, le contrôle qualité et un bar espresso à emporter. Pendant que les cafés londoniens ferment les uns après les autres, les commandes en ligne de Dark Arts bondissent de plus de 1 000 %. Suivent un stand espresso chez le bijoutier The Great Frog à Shoreditch en 2022, entre bagues à tête de mort et chopper Harley custom, puis un comptoir à Soho, Nowhere, monté avec la marque de mode Aries Arise.

Côté sourcing, Jamie Strachan revendique une ligne claire, remonter jusqu'à la ferme et payer des prix élevés, en allant chercher des origines émergentes plutôt que les valeurs sûres, Indonésie, Timor oriental, et l'État de Guerrero au Mexique, où le café donne aux producteurs une alternative au pavot cultivé pour les cartels. En 2025, la maison s'offre une nouvelle identité signée NOT Wieden+Kennedy, sous la direction de Justin Hallström. Le concept, le « nihilisme joyeux », remplace les pentagrammes par un smiley fissuré, garde la typographie Cooper Black et enferme chaque café dans une boîte noire à fenêtre qui laisse voir une carte à collectionner, dessinée pour chaque lot, avec plus d'une centaine de références par an. Brad parle désormais d'ouvrir à Berlin, et d'un pop-up à New York. Douze ans après l'arche, le barista qui bluffait son patron dirige l'une des torréfactions les plus reconnaissables de Londres.