Collection: Boo Coffee Roasters 🇧🇪

Benoit Desmaretz, ex-comptable passé par Decathlon, découvre le café de spécialité lors d'un tour du monde qui le mène de l'Australie au Canada. À Bruxelles, il croise la route de Benjamin Brassart, ancien étudiant en publicité devenu torréfacteur autodidacte après une révélation chez Humble Coffee. Leur rencontre au World of Coffee 2023 à Athènes scelle le projet : en 2024, Boo! s'installe dans le bâtiment COOP d'Anderlecht avec un petit Typhoon de 5 kg. La même année, Benoit décroche le titre de champion de Belgique AeroPress — Benjamin finit deuxième. En 2025, Benjamin remporte le tout premier Belgian Roasting Championship SCA et s'envole représenter la Belgique aux Mondiaux.
Boo Coffee Roasters 🇧🇪

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Quand Benoit et Benjamin se croisent pour la première fois dans un coffee shop bruxellois en 2022, ils ne savent pas encore qu'ils fonderont une marque ensemble. Benoit, Français formé en comptabilité, a travaillé plusieurs années chez Decathlon avant de tout plaquer pour un tour du monde. Première escale : l'Australie, où il enchaîne les postes en restauration et tombe sur le café de spécialité, presque par accident. La Nouvelle-Zélande puis le Canada prolongent l'immersion, et c'est à Bruxelles qu'il finit par poser ses valises. Benjamin, lui, a étudié la publicité et le design graphique, mais c'est en 2018, en travaillant dans l'hôtellerie-restauration parallèlement à ses études, qu'il goûte son premier espresso de spécialité chez Humble Coffee, un petit torréfacteur aujourd'hui disparu. Le choc gustatif est suffisant pour réorienter toute sa trajectoire : barista dans plusieurs cafés bruxellois, puis manager, puis torréfacteur. Quand les deux se retrouvent au World of Coffee 2023 à Athènes, l'idée de monter quelque chose ensemble passe du fantasme à l'intention. Boo naît en 2024.

Anderlecht, 2024 : un torréfacteur dans une ancienne usine

Le projet s'installe dans le bâtiment COOP, à Anderlecht, une ancienne usine reconvertie en espace pour jeunes entreprises. C'est là, sur un torréfacteur Typhoon de 5 kg, que Benjamin torréfie l'ensemble de la gamme. Le format est volontairement compact : des lots limités, des éditions temporaires qui ne reviennent généralement pas une fois épuisées. Boo structure son offre autour de trois lignes. « Daily » propose des cafés réconfortants et réguliers, pensés pour le quotidien. « Seasonal » met en avant des single origins qui changent au fil des récoltes, avec des profils plus vifs et fruités. « Extra » pousse les curseurs vers des fermentations expérimentales, des profils inattendus, des procédés comme l'anaérobie ou la co-fermentation qui donnent des tasses intenses, souvent marquées par le fruit.

L'un des choix les plus affirmés de Boo est le parti pris de l'omni-roast : chaque café est torréfié pour fonctionner aussi bien en espresso qu'en filtre. L'idée, assumée, est que le score de cupping ne devrait pas dicter la valeur d'un café. Ce qui compte, pour Benoit et Benjamin, c'est l'expérience qu'il procure et le contexte dans lequel on le boit. C'est une position qui peut faire débat dans le milieu du specialty, mais elle est cohérente avec leur philosophie d'ouverture : le café de spécialité ne devrait intimider personne, ni par son vocabulaire, ni par ses modes de préparation. Benjamin, d'ailleurs, reste fidèle à son V60, qu'il associe à ses premiers pour-over. Benoit préfère la Chemex, pour le volume et la lumière qui traverse le café dans le verre.

Compétitions et premier chapitre international

Dès leur année de lancement, Benoit et Benjamin se distinguent en compétition. En 2024, Benoit remporte le championnat de Belgique d'Aeropress, tandis que Benjamin termine deuxième. Quelques mois plus tard, début 2025, Benjamin décroche le titre du tout premier SCA Belgian Roasting Championship, une étape marquante pour la scène belge du café de spécialité. Ce titre l'envoie représenter la Belgique au World Coffee Roasting Championship 2025 à Houston, face aux meilleurs torréfacteurs du monde.

Côté sourcing, Benoit a effectué son premier voyage en pays producteur en Éthiopie, une expérience qu'il décrit comme un tournant dans sa compréhension du café. Benjamin, lui, garde une affinité particulière pour la Colombie et la diversité de profils qu'on y trouve d'une région à l'autre. Leur première collaboration notable avec The Coffeevine, en mars 2025, portait sur un café lavé du Burundi, issu de la station de Bumba Hill gérée par le Long Miles Coffee Project de Ben et Kristy Carlson, un lot aux notes de fruits rouges et à l'acidité vive qui résumait bien ce que Boo sait faire : des cafés nets, précis, lisibles.

Bruxelles n'a pas encore la notoriété café d'Anvers ou d'Amsterdam, mais Boo contribue à changer la donne. Avec leur identité visuelle signée par Benjamin lui-même, leur approche décomplexée du specialty et un palmarès en compétition qui dépasse déjà largement leur taille, Benoit et Benjamin construisent, lot après lot, l'un des projets les plus prometteurs de la scène belge.