Collection: Monta Coffee Roasters 🇺🇸

Monta Coffee est née à Leesburg, en Virginie, des mains de Jaime Matamoros, torréfacteur d'origine équatorienne. Sa carte fait la part belle aux producteurs équatoriens — Ximena Leon, Leonidas Jaramillo, Mario Hervas — et colombiens, avec des procédés comme l'oxy washed ou le thermal shock. Le packaging, pensé avec des artisans équatoriens et des matériaux biodégradables, a été distingué aux SCA Coffee Design Awards en 2025. En 2026, Jaime s'est présenté au U.S. Roasters Championship, confirmant l'élan d'une marque qui porte fièrement son héritage andin jusque dans chaque détail.
Monta Coffee Roasters 🇺🇸

Monta Coffee est né d'un fil tendu entre deux géographies : l'Équateur, où Jaime Matamoros a grandi entouré de caféiers, et Leesburg, petite ville de Virginie à une heure de Washington D.C., où il a choisi d'installer son atelier de torréfaction. Ce lien n'est pas cosmétique. Il irrigue chaque aspect du projet, du choix des producteurs jusqu'au design des emballages, en passant par les variétés proposées à la carte. Là où beaucoup de micro-torréfacteurs américains construisent leur offre autour de l'Éthiopie ou du Kenya, Jaime Matamoros a fait de l'Équateur son terrain de jeu principal, mettant en lumière un terroir encore trop peu représenté dans le café de spécialité. On trouve chez Monta Coffee des Typica Mejorado en honey de la Finca Meridiano de Mario Hervas, des Sidra d'Ximena Leon, des Typica Mejorado natural de Leonidas Jaramillo à la Finca El Alisal. Des noms de producteurs, des noms de fermes, des variétés précises : chaque sachet raconte une provenance.

Le projet a pris forme autour de 2023, d'abord à l'échelle d'un torréfacteur Aillio Bullet, cette petite machine devenue l'outil de prédilection des torréfacteurs indépendants qui veulent contrôler chaque paramètre sans passer par l'investissement d'un torréfacteur industriel. Jaime s'est d'ailleurs fait connaître au sein de la communauté Aillio, dont il est devenu co-animateur, partageant profils de torréfaction et retours d'expérience avec d'autres passionnés du petit lot. Cette approche artisanale reste au cœur du fonctionnement de Monta Coffee : les commandes sont torréfiées le mercredi et expédiées le vendredi, à la demande, sans stock dormant. Le café arrive frais, point.

De l'Aillio Bullet au U.S. Roasters Championship

Le parcours de Jaime Matamoros illustre une trajectoire de plus en plus fréquente dans le specialty : celle du home roaster devenu compétiteur. En 2026, il s'est présenté au U.S. Roasters Championship à Houston, préparé avec l'aide de Diego, torréfacteur chez Big Shoulders Coffee à Chicago. Avant cela, il avait déjà concouru en Amérique latine dans la catégorie « Master of Roast », représentant l'Équateur. Cette double appartenance, latino-américaine et nord-américaine, nourrit sa lecture du café : il connaît les fermes de l'intérieur, parle la langue des producteurs, et torréfie avec la rigueur technique qu'exige la scène compétitive américaine. Son catalogue ne se limite d'ailleurs pas à l'Équateur. On y trouve aussi des cafés colombiens remarquables : un Geisha lavé de Yessica Parra à la Finca El Mirador, un Ombligon en « thermal shock » natural de Nestor et Adrian Lasso à la Finca El Diviso, ou encore un Tabi. Les procédés sont variés (lavé, natural, honey, oxy washed, thermal shock), les variétés pointues (Sidra, Typica Mejorado, Geisha, Ombligon, Orange Bourbon), et les lots toujours identifiés par le nom du producteur.

Un packaging pensé comme un pont

Fin 2024, Monta Coffee a lancé un nouvel emballage conçu par le studio Indigo, qui lui a valu une sélection aux SCA Coffee Design Awards. Le projet va au-delà de l'esthétique : matériaux biodégradables et recyclables, empreinte carbone réduite au transport, et surtout une carte amovible glissée dans chaque sachet, détaillant l'origine, le procédé et l'histoire du producteur. Les éléments graphiques s'inspirent de motifs équatoriens et font appel à des artisans locaux, renforçant ce fil conducteur entre Leesburg et les hauts plateaux andins. Jaime a aussi développé une collaboration avec Xbloom pour une édition « Secret Stash » mettant en vedette un lot d'Ximena Leon, productrice équatorienne dont les Sidra et Mejorado reviennent régulièrement dans l'offre Monta. À côté du café, la marque propose une gamme de thés artisanaux sous la bannière « Tea That Tells the Story of Its Land », prolongeant cette obsession pour le terroir et le récit d'origine. Monta Coffee reste une opération à taille humaine, ancrée dans la communauté café de Virginie du Nord, où Jaime organise des cuppings et collabore avec des torréfacteurs voisins comme Bush Hill Coffee Co. C'est un projet encore jeune, mais dont la cohérence frappe : chaque décision, du sourcing au packaging, ramène à cette idée simple que le café a une adresse, un visage et une histoire qui méritent d'être racontés.

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